Dans mon ancienne vie de responsable, il y avait parfois des procédures aux prud'hommes et j'ai été obligé de m'intéresser à l'aspect législatif de la gestion d'une équipe. C'est donc tout naturellement que j'ai appliqué la même logique à mon métier actuel : magnétiseur.

D'abord, la réponse : la loi autorise le métier. Je suis déclaré, je côtise à l'URSAFF, je suis parfaitement en règle de ce côté. Là où c'est subtil, c'est qu'en tant que non-médecin, je n'ai pas le droit de revendiquer une « guérison » ou de poser un diagnostic.

Cela peut créer un fossé entre vos attentes et ce que je propose. Certains viennent trouver un soulagement profond face à une maladie, mais le cadre légal est très clair sur le sujet et il m'est interdit de franchir la ligne rouge.

Ce que dit le Code de la santé publique

L'article L4161-1 du Code de la santé publique est le texte qui encadre l'exercice de la médecine en France. Il définit l'exercice illégal de la médecine comme le fait, pour une personne qui n'est pas médecin, de « prendre part habituellement ou par direction suivie […] à l'établissement d'un diagnostic ou au traitement de maladies, congénitales ou acquises, réelles ou supposées ».

Trois mots comptent ici : diagnostic, traitement, maladies. Un magnétiseur, un énergéticien, un guérisseur (quel que soit le nom qu'on se donne) n'est pas médecin. Il ne peut donc ni poser de diagnostic, ni prétendre traiter une maladie.

Ce que cela implique dans ma pratique

Concrètement, qu'est-ce que cela signifie pour quelqu'un qui vient me voir ?

Cela signifie que je ne vous demanderai jamais d'arrêter ou de modifier un traitement médical. Jamais. Et outre les aspects législatifs, je n'ai pas les compétences pour juger la prescription d'un médecin, donc, je ne le fais pas.

Cela signifie aussi que je ne vous promettrai jamais de guérison. Pas parce que je manque de conviction dans ce que je fais, mais parce que promettre une guérison, c'est exactement ce que la loi interdit à un non-médecin.

Lors de notre échange initial, je vous poserai bien sûr des questions, mais ce n'est pas la maladie en soi qui m'intéresse, c'est le « où » cela se manifeste sur votre corps. C'est cette cartographie physique et énergétique, la zone de tension ou de blocage, qui guide mon travail de magnétisme.

Ce que je fais, alors ?

Je fais ce que font beaucoup de magnétiseurs sérieux : des séances d'imposition des mains, dans un cadre calme, pour favoriser la détente et le relâchement. Certaines personnes disent ressentir une chaleur, un apaisement, un moment de pause dans une période difficile. D'autres ne ressentent rien de particulier et ne reviennent pas. C'est ainsi.

Ce que je propose relève du bien-être et de l'accompagnement, pas du soin médical. Si vous avez une pathologie, elle doit être suivie par un médecin. Mon rôle s'arrête là où commence celui du médecin, et je ne cherche pas à franchir cette limite.

Pourquoi j'écris cet article

Tout simplement, parce que le mélange des genres n'est pas sain. J'ai préparé la première année de médecine. Moi, je me suis rétamé au concours. Mais je l'ai vécu et j'ai un profond respect pour ceux qui l'ont réussi. Et donc, demander à un non-médecin de garder sa place, c'est une loi d'une grande justesse et réellement protectrice pour tout le monde.

Une fois que ce cadre est clair, sain et posé, je peux exercer mon métier en toute sérénité. J'ai une totale confiance dans ce que le magnétisme peut apporter : cet espace de mieux-être, d'écoute et d'énergie, je sais qu'il fait du bien. Et c'est tout ce qui compte.

Date de mise à jour : 30 octobre 2026